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Erich Ludendorff

Biographie de Erich Ludendorff, acteur de la Seconde Guerre mondiale.

Général

1865 — 1937

À retenir

Erich Ludendorff — Général. Dès l'âge de 18 ans, il s'engage dans l'infanterie et devient très vite officier, ensuite, il fit carrière à l'état-major général, où il participa, sous les ordres de Schlieffen et de Moltke, à l'élaboration du plan d'invasion de la France, appliqué en 1914.

Jeunesse et formation

Dès l'âge de 18 ans, il s'engage dans l'infanterie et devient très vite officier, ensuite, il fit carrière à l'état-major général, où il participa, sous les ordres de Schlieffen et de Moltke, à l'élaboration du plan d'invasion de la France, appliqué en 1914. Ce dernier fut nommé généralissime des armées des Empires centraux en 1916, et Ludendorff, partisan de la guerre à outrance, influença alors les initiatives militaires et gouvernementales. Il démissionna en octobre 1918, peu avant la défaite, puis combattit sans merci la république de Weimar et contribua à répandre la légende du « coup de poignard dans le dos » donné à l'armée allemande.

Après 1918, Ludendorff contribue à diffuser le mythe mensonger du « coup de poignard dans le dos », selon lequel l’armée n’aurait pas été vaincue mais trahie par les civils, les socialistes et les Juifs.

Parcours avant-guerre

Au début de la guerre, il se distingua par l'attaque de Liège (Belgique) et, appelé aussitôt après sur le front oriental, devint le chef d'état-major de Hindenburg. Mêlé au putsch manqué de Hitler à Munich (Allemagne) en 1923, député nationaliste au Reichstag (1924), rival malheureux de Hindenburg aux élections présidentielles de 1925, Ludendorff se brouilla plus tard avec le Führer et fonda un autre parti, nationaliste et raciste, le Tannenberg. En 1928, il se retire de la vie politique. Il a laissé plusieurs ouvrages militaires, notamment la Guerre totale (1935).

Il participe au putsch de Munich en 1923, puis s’éloigne de Hitler et développe avec son épouse Mathilde des théories nationalistes, antisémites et antichrétiennes.

Place dans l’histoire de l’avant-guerre

Cette personnalité n’exerce plus de rôle pendant la Seconde Guerre mondiale, mais son action antérieure contribue à expliquer les évolutions politiques et militaires qui conduisent au conflit.

Héritage et mémoire

Mort avant la guerre, il demeure une figure importante de la radicalisation de la droite allemande de l’entre-deux-guerres.

Sources

  • Gerhard L. Weinberg, A World at Arms: A Global History of World War II, Cambridge University Press.
  • Richard Overy, The Oxford Illustrated History of World War II, Oxford University Press.