Actualités

05-04-2015

Un nouveau design est en cours de réalisation (et oui encore), mais celui-ci sera adapté aux mobiles afin de répondre à la demande car 2/3 des visiteurs emploient ces technologies. A bientôt.

30-04-2015

Suite à la mise en place du nouveau site (compatible mobile) vous risquez de rencontrer des erreurs ou une charte graphique différente, veuillez m'en excuser d'avance.

Ce jour en 1942

Mer de Corail Mer de Corail

A l'aube, les deux flottes adverses se découvrent enfin mutuellement.

Les évenements vont alors s'enchaîner très vite.

A 7h30, un avion de reconnaissance SBD Dauntless du Yorktown découvre l'escadre de support principal du contre-amiral Arimoto Goto, autour du porte-avions léger Shoho. Mais l'éclaireur se trompe dans l'identification du navire et le confond avec le porte-avions d'escadre Zuikaku, du contre-amiral Takeo Takagi.

A 8h, un hydravion de reconnaissance japonais repère le pétrolier Neosho et son escorteur, le destroyer Sims, du Task Group TG.17.6.

Là également, une erreur d'interprétation va être à l'origine d'une confusion. L'éclaireur japonais identifie les deux navires américains comme "un porte-avions et un croiseur".

La bataille de la mer de Corail débute donc basée sur de fausses informations.

A 8h30, le Yorktown et le Lexington lancent 93 bombardiers en piquée, bombardiers-torpilleurs et chasseurs des escadrilles VF-2, VF-42, VB-2, VB-5, VS-2, VS-5, VT-2 et VT-5.

A 9h20, au large de l'île Misima, ils coulent le porte-avions léger Shoho, que l'éclaireur américain a confondu avec le Zuikaku.

A 12h09, à son tour, l'aviation embarquée japonaise envoie par le fond le destroyer Sims et endommage le pétrolier Neosho.

S'ensuivra, au cours de cette journée, une série de tentatives infructueuses, de part et d'autre, pour rétablir le contact avec la flotte adverse.

Dans la soirée, les Task Groups TG.17.2 et TG.17.3, commandés par les contre-amiraux Thomas C. Kinkaid et John G. Grace [RN], sont pris à partie par l'aviation japonaise partie de Rabaul, en Nouvelle-Bretagne. Au cours de l'engagement, le destroyer Farragut est légèrement endommagé par des tirs amis.

L'engagement en mer de Corail est de fait la première bataille dite "au-delà de l'horizon", en ce sens qu'aucun des navires impliqués ne parviendra à établir le contact visuel avec une flotte ennemie. Les coups portés de part et d'autre seront exclusivement aériens.

la suite ...

Livre

La justice déshonorée

La justice déshonorée

On croit à tort que la justice au temps de Vichy se résume aux seules cours martiales et autres sections spéciales de sinistre mémoire. C est ignorer que les tribunaux correctionnels, incarnation de la justice quotidienne la plus ordinaire, ont prononcé jusqu à deux fois plus de peines qu avant-guerre. Aux ordres du gouvernement de Pétain, c est l histoire de la justice des années sombres qui est ici étudiée. Certes, les gardes des Sceaux de Pétain n ont guère touché aux structures et à l organisation du système mais ils n ont pas cessé de politiser cette justice et d élargir les champs d application des textes répressifs. En détournant les lois républicaines ou en promulguant de nouvelles, l État français élabore pas à pas un « droit commun » visant à placer hors d état de nuire tous ceux qui pourraient mettre l ordre nouveau en péril : Juifs, communistes, réfractaires aux chantiers de la jeunesse et au travail obligatoire, détenteurs de faux papiers ou simplement auteurs de délits d opinion. Tout naturellement, les premiers résistants forment bientôt une nouvelle catégorie de justiciables, contre lesquels vont particulièrement s acharner les juridictions d exception. C est bien cette politisation à outrance des tribunaux qui explique l inflation judiciaire de l époque. Virginie Sansico montre, par le dépouillement d une masse considérable d archives (en particulier du ressort de la cour d appel de Lyon), la justice de Vichy en train de se faire. Le sordide côtoie le dérisoire, le tragique voisine avec le pathétique... Une chose est certaine : l iniquité était bien souvent au rendez-vous, déshonorant une institution dont l histoire semblait pourtant si intimement liée à celle de la République.

Copyright © 2005 - 2015 Seconde-Guerre.com - Tous droits réservés